LES TRAITEMENTS CLASSIQUES ANTI EJACULATION PRECOCE

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HISTOIRES ET EVALUATIONS DES TRAITEMENTS CONTRE L'EJACULATION PRECOCE

"Ou nous trouverons un moyen, ou nous en inventerons un" .... Hannibal

INTRODUCTION

"Ou nous trouverons un moyen, ou nous en inventerons un" .... Hannibal

Nous entrons maintenant dans le concret, dans ce qui intéresse l'éjaculateur rapide ou bien le thérapeute.Avant de découvrir la thérapie sexodynamique la plus récente et efficace, présentons et évaluons tous les traitements de nos prédécesseurs.

Les auteurs connus, Masters et Johnson, Kaplan, Lo Piccolo, Semans s'appuient sur des traitements comportementaux qui s'avèrent souvent, dans un premier temps, efficaces.Ils sont opérants car ils tiennent compte de la réalité : Sensate Focus, Squeeze, Stop and Start... Ils traitent essentiellement la fonction corporelle.Malgré tout, au fil des semaines et des mois, ces méthodes entraînent un taux d'échec, car elles ne tiennent pas compte de la fonction plaisir. Beaucoup de femmes, qui sont déjà dans une phase d'agressivité lorsque leur mari décide de consulter, refusent de pratiquer les exercices thérapeutiques qui ne tiennent pas assez compte du plaisir féminin.

Les traitements qui travaillent uniquement les causes intrapsychiques (systémiques, psychanalytiques) obtiennent un très faible succès. Les traitements à visée corporelle, dits directs, sont de loin les plus efficaces, au moins pour l'éjaculation précoce classique. Chez tous les auteurs, il existe :

Nous garderons donc, comme lui, conformément à ses suggestions, deux objectifs : prolonger l'excitation en y associant le plaisir. Les méthodes qui ont permis à l'homme de prolonger la durée n'ont pas suffisamment tenu compte de la jouissance. Ceci explique une grande partie des échecs à moyen terme dans la méthode Cognitive et Comportementale basique. D’autres erreurs ont été commises en confondant les Éjaculateurs Prématurés Classiques et les Éjaculateurs Prématurés Spécifiques pour lesquels le traitement d'appoint nécessaire est adapté à chaque cas.

Par ailleurs, la démarche thérapeutique occidentale s'appuie sur une forte division Corps/Esprit. Cette division est une vue de l'esprit. Cette dichotomie permet seulement un approfondissement logique. Le corps et le psychisme font partie d'une seule unité : le corps humain.

J.Y. Desjardins affirme que "Quand nous évaluons le psychisme en thérapie, nous étudions l'aspect sur lequel nous avons le moins de certitude possible alors que sur le corps, il existe de nombreuses réponses inscrites qui peuvent guider le traitement". La division Corps/Esprit est donc une fiction logique que notre éducation a créée. Certains y rajoutent même une division spirituelle supplémentaire : l'âme.

Au sein du monde médical et en particulier dans le domaine psychothérapeutique, on montre beaucoup de dédain envers les approches comportementales. "Les enfants" spirituels de Freud ont du mal à se détacher des concepts de leur maître qui, pourtant, fut un symbole de la pensée novatrice et indépendante de son époque et un parfait "rebelle".Ses héritiers sont sages, conservateurs et statiques. L'accent mis sur l'intra-psychique anoblit le travail psychothérapeutique au détriment de son aspect comportemental... Pourquoi l'un n'irait-il pas sans l’autre ?

Notre approche tient compte :

Avant d'entrer dans l'application de cette thérapie que nous appellerons : "JEUX SEXODYNAMIQUES" prenons le temps de faire le point des thérapie existantes et d'en établir une évaluation. Rappelons que chaque auteur peut être salué par son travail, même si les successeurs apportent fatalement, à leur tour, un progrès... Ainsi va la recherche, ainsi va la vie...


DESCRIPTION ET EVALUATION DES TRAITEMENTS

Traitement par Distorsion cognitives et sensitives : Distraire l'esprit ou le corps afin de brouiller les cartes du plaisir, c'est accentuer la mauvaise connaissance que l'éjaculateur rapide a de lui-même.

A une même époque, la psychiatrie clinique prescrivait le parasitage des idées. Elles visent à décroître en théorie la sensibilité aux stimuli psychiques et physiques, en brouillant les sensations corporelles ou les émotions. En ce qui concerne les stimuli psychiques à faire chuter, Hastings propose d'occuper l'esprit à des visions non sexuelles jusqu'à ce que la femme atteigne "l'orgasme" : penser à un match, compter dans sa tête, imaginer un enterrement... Quelle extase !

Une variante physique , indiquée par Kinsey, revient à serrer le sphincter anal très fort et rester ainsi tout au long de la pénétration. Malheureusement, cet exercice risque d'accentuer la contraction musculaire et la pression sanguine dans le pénis, augmentant le risque d'éjaculation. Une autre forme consiste en des manœuvres corporelles farfelues comme se pincer un endroit du corps, se mordre la joue, la langue ou loucher.Ces méthodes font perdre conscience des excitations et impliquent des dérapages. Elles interdisent le plaisir.

Le dernier moyen consiste en l'utilisation de dépresseurs cérébraux tels que l'alcool. il est vrai que beaucoup d'hommes témoignent d'une meilleurs maîtrise de leur excitation dans ces conditions. Il existe, sous l'emprise des dépresseurs cérébraux dont l'alcool, une chute de l'angoisse (inhibition), une distorsion des perceptions sensitives, une modification de fonctionnement du système nerveux végétatif et une baisse du tonus musculaire. Sur le plan de la santé et du plaisir, inutile de préciser la nocivité à moyen terme de ces méthodes.

En ce qui concerne la réduction de la sensibilité physique, deux méthodes se présentent :